Ellen quitte l'île des Shetlands où elle a pris sa décision : elle ne se dénoncera pas. Elle retourne à Londres pour organiser un nouveau voyage humanitaire : elle envisage en effet une action d'éclat lointaine, pour racheter sa culpabilité. Avant son grand départ, elle observe une dernière fois son fils Dylan sur le terrain de cricket où il s'entraîne et, s'apprête à quitter sa vie bourgeoise. À bord de l'avion humanitaire, son fidèle collaborateur Matthew, et le reste de l'équipe avec le matériel nécessaire pour installer des pompes à eau et filmer leur travail. Mais l'atterrissage en Afrique est dramatique, car des rebelles ont pris la ville... Sacrifice humanitaire ou fuite en avant ? Ellen, en cherchant la rédemption, n'est-elle pas allée se jeter dans un danger encore plus grand ?
Aux îles Shetland, Ellen profite de sa solitude pour prendre la décision de sa vie. Ses introspections la replongent dans un passé houleux contrastant avec son quotidien actuel entre engagement humanitaire et vie de famille comblée. Même si la décision est douloureuse, Ellen décide de suivre son idéal absolu, la Justice : elle se livrera donc afin de sauver la vie de Jane. Mais alors qu’elle rentre à Londres afin d’organiser sa reddition aux autorités américaines, Ellen ne se doute pas que ses proches en la personne de son mari mais surtout de son fils vont dresser sur son chemin des obstacles imprévisibles risquant de tout remettre en cause…
Révolté contre la société dans laquelle il vit, le charismatique Greg organise le casse d’une banque. Ellen Baker, amoureuse de lui en secret, se fait sa complice. Le hold-up tourne mal : l’apprenti gangster, un client et un vigile sont tués. Ellen parvient à s’enfuir et c’est Jane, la compagne de Greg, qui est accusée à sa place. Mais au dernier moment, son amant lui fournit un alibi. Traumatisée après cette tuerie, Ellen refait sa vie en Angleterre. Mais quinze ans plus tard, son destin lui jour un mauvais tour…Ce passé qu’elle avait tout fait pour refouler revient frapper à sa porte et perturber la vie de femme du monde et d’humanitaire qu’elle s’était construite…
Trois filles. Trois destinées croisées, et une même amitié complice. Une vie au quotidien, que traversent drames et bonheurs dans une symphonie de rires et de pleurs. Oh, les filles ! est un récit de femme. Sophie Michel trouve les mots, justes et sobres, que seule une jeune femme pouvait exprimer : un premier scénario, un talent déjà épanoui ! Seul un dessin à la sensibilité exacerbée pouvait sublimer un tel récit. Pour Oh, les filles !, Emmanuel Lepage change de registre. Après les plans larges et somptueux des forêts amazonienne de La Terre sans mal ou nicaraguayenne de Muchacho, Emmanuel réduit ses cases, fait « jouer » ses (très) jeunes acteurs avec une finesse rare, bref se met tout entier au service de cette solaire chronique * dessinée ! * Chroniques, au sens que donnait Giono à «toute la série de ces romans qui mettaient l'homme avant la nature».
Elles s'appellent Chloé, Leila et Agnès. Elles sont nées la même année, le même jour peut-être. L'une s embrase comme un feu follet, l'autre aborde le rivage d'une mer du sud, la troisième apparaît dans les cris, déjà, du sentiment d'abandon. L'une est fille de fille-mère, l'autre de jeune Maghrébine, l'autre encore de bourgeoise pressée. Et les pères ? Ils esquivent, de gré ou de force, les tout premiers regards que leurs filles ne demandent qu'à fixer sur eux. Les hasards et les nécessités d'un sourire, d'une grimace, d'un regard ou d'un silence font se rencontrer les trois filles, à quatre ans, dans un même quartier d'une capitale, Paris sans doute. Elles vivent leur enfance les yeux levés dans la quête d'un sourire maternel, les yeux baissés dans l'incompréhension parfois, souvent du monde si étrange des adultes, les yeux humides d'un bonheur vécu comme une récompense, les yeux secs d'une rage qui enfle, les yeux noyés dans le chagrin d'un drame incompréhensible. Mais toujours, toujours, les yeux de l'une plongés dans les yeux de l'autre dans la reconnaissance de la seule fratrie qu'elles se désirent, celle de l'amour partagé. Elles ne se quitteront plus...
Ce qu'on en pense sur la planète BD : Cette étonnante saga en deux tomes, qui raconte la vie de trois jeunes filles, de leur naissance à leur âge adulte, ne révolutionne pas le monde du scénario de BD. Mais elle se dévore comme un roman simple et bien écrit, un récit touchant, parce qu'il nous concerne tous, d'une manière ou d'une autre (votre soeur, votre fille, votre petite amie ressemblent probablement à l'une des trois héroïnes). C'est surtout étonnamment juste dans l'évocation mesurée des sentiments. Aucun artifice de scénario, aucun retournement, bref presqu'aucune surprise (au sens non péjoratif du terme) dans cette succession d'années et d'expériences de vie, mais l'impression de partager quelque chose d'authentique, des scènes de vie en prise avec la société actuelle. Le plaisir de lecture est évidemment largement attribuable au très grand talent d'Emmanuel Lepage, qui illustre avec une virtuosité gentiment « relâchée » (il n'en fait pas trop, il ne joue pas l'esbroufe) ce récit intimiste. Aussi à l'aise pour dépeindre le petit appartement de la famille de Leïla, qu'il l'était dans la jungle luxuriante de Muchacho, Lepage nous offre de très belles images, des couleurs douces qui accompagnent les personnages sans distraire l'attention du lecteur. Une nouvelle preuve, s'il en était besoin, qu'il devient un incontournable du 9e art, un des très rares dessinateurs qui transcendent les modes, classique (admirateur de René Follet) et moderne à la fois. On est loin des dessins techniquement limites qui vont parfois de pair avec les sujets de société abordés en BD (on ne donnera pas d'exemple pour ne fâcher personne). La manière dont les visages des héroïnes évoluent subtilement avec l'âge, tout en restant reconnaissables, ne manque pas d'habileté. Le découpage de Sophie Michel et la progression de l'intrigue sont eux aussi bien maitrisés. Les dialogues sont sobres et justes, la scénariste forme avec le dessinateur un duo plein de sincérité, qui fait mouche. Un diptyque qui ne révolutionne pas le genre, mais un très bon et très beau moment de lecture. Mick Léonard
Yukiteru Amano est un collégien dont le seul passe-temps est d'écrire ce qu'il observe au quotidien dans son téléphone portable. Mais un matin, alors qu'il ouvre son journal intime hi-tech, il découvre que son contenu est déjà tapé. En lisant la suite, il tombe sur la description de son propre décès. Sans s'en rendre compte, le jeune garçon vient de s'embarquer dans une course contre la mort ...
Yukiteru Amano est un collégien dont le seul passe-temps est d'écrire ce qu'il observe au quotidien dans son téléphone portable. Mais un matin, alors qu'il ouvre son journal intime hi-tech, il découvre que son contenu est déjà tapé. En lisant la suite, il tombe sur la description de son propre décès. Sans s'en rendre compte, le jeune garçon vient de s'embarquer dans une course contre la mort ...
Très remarqué pour ses précédents livres sous la bannière de KSTR (notamment le goût du chlore), Bastien Vivès déploie ici une nouvelle facette de son talent de dessinateur (dans mes yeux est entièrement traité au crayon de couleur, dans une chromie très accrocheuse) et démontre avec cet album d'une grande maturité qu'il est déja un auteur d'envergure, tout simplement.
Résumé : Extrême Nord du Groenland, 1897. Une fois de plus, l'Américain Robert Peary n'a pa réussi à planter son drapeau au pôle Nord malgré l'aide de ceux qu'on appelle encore les Esquimaux. Mais pour l'explorateur, pas question de rentrer les maisn vides. L'idée lui vient alors de ramener des souvenirs "vivants", de vrais "sauvages polaires" en chair et en os. l'un d'entre eux, Minik, n'est encore qu'en enfant quand il embarque à destination de New York.